Mis à jour: juin 2026

Service Public d'Assainissement Non Collectif

SPANC et vente immobilière

installation assainissement individuel

Le SPANC : rôle, contrôles et obligations pour votre assainissement non collectif

Comprendre le SPANC, anticiper sa visite, éviter la non-conformité et réussir votre mise en conformité : tout ce que propriétaires, vendeurs et acheteurs doivent savoir sur le Service Public d’Assainissement Non Collectif. Le SPANC contrôle les installations d’assainissement individuel des habitations non raccordées au tout-à-l’égout. Son rôle est de vérifier le fonctionnement, l’entretien et l’absence de risque sanitaire ou environnemental.

5,4 M

installations ANC en France.

~1 500

SPANC sur le territoire

4 ans

délai max mise en conformité

100–150 €

coût moyen d’un contrôle

Le SPANC en bref

Le SPANC, ou Service Public d’Assainissement Non Collectif, est le guichet unique de votre commune (ou intercommunalité) chargé de vérifier que votre installation d’assainissement individuelle fonctionne correctement et ne pollue pas l’environnement. Toute maison non raccordée au réseau d’égout public — soit environ 20 % du parc immobilier français — relève obligatoirement de son contrôle.

5,4 M

foyers concernés en France

~1 500

SPANC actifs

100–150 €

coût d’un contrôle périodique

4 ans

délai légal de mise en conformité

1 an

délai si risque sanitaire avéré

≥ 10 ans

périodicité max des contrôles

Le SPANC, ou Service Public d’Assainissement Non Collectif, est le guichet unique de votre commune (ou intercommunalité) chargé de vérifier que votre installation d’assainissement individuelle fonctionne correctement et ne pollue pas l’environnement. Toute maison non raccordée au réseau d’égout public — soit environ 20 % du parc immobilier français — relève obligatoirement de son contrôle.

1. Qu'est-ce que le SPANC ?

Le SPANC est un service public local obligatoire, créé par la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, codifié aux articles L. 2224-8 et suivants du Code général des collectivités territoriales (CGCT). Chaque commune ou groupement de communes (communauté de communes, métropole…) a l’obligation légale d’en créer un pour contrôler les installations d’assainissement non collectif (ANC) situées sur son territoire.

Un service public, pas un bureau d’études privé

Le SPANC est financé par une redevance que vous payez en tant que propriétaire d’une installation ANC. C’est un organisme de contrôle et de conseil, non de sanction directe. Il émet des avis techniques sur vos installations et peut, dans certains cas, réaliser l’entretien de votre système — mais sa mission principale reste le contrôle.

Ce que le SPANC PEUT faire

  • Contrôler votre installation existante
  • Instruire votre projet d’installation neuve
  • Émettre un avis favorable ou défavorable
  • Constater une non-conformité
  • Vous imposer des travaux sous délai
  • Vous conseiller techniquement
  • Percevoir une redevance de contrôle

Ce que le SPANC NE PEUT PAS faire

  • Vous imposer une marque ou un produit
  • Réaliser les travaux à votre place
  • Vous imposer une amende directement
  • Vous raccorder d’office au tout-à-l’égout
  • Entrer chez vous sans accord préalable
  • Refuser tout projet sans motivation écrite

Son cadre juridique en un coup d’œil

Les textes fondateurs sont : la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (LEMA) de 2006, l’arrêté du 7 septembre 2009 (modifié en 2012 et 2017) fixant les prescriptions techniques applicables aux ANC, et l’arrêté du 27 avril 2012 sur les modalités de contrôle. Ces textes définissent les trois catégories d’avis possibles : conforme, non conforme sans danger, non conforme avec danger

Attention : Chaque SPANC dispose d’un règlement de service propre. Les délais, le montant des redevances et les modalités de prise de rendez-vous varient d’une collectivité à l’autre. Consultez systématiquement le règlement de votre SPANC local

2. Quelles installations le SPANC contrôle-t-il ?

Le SPANC contrôle toute installation d’assainissement non collectif, c’est-à-dire tout système qui traite les eaux usées domestiques d’une habitation non raccordée au réseau public de collecte des eaux usées. Cela inclut aussi bien une vieille fosse septique des années 1970 qu’une micro-station électroaérée installée en 2023.

Les installations concernées peuvent notamment inclure :

  • une fosse toutes eaux avec traitement par le sol ou massif filtrant ;
  • une micro-station d’épuration ;
  • un filtre compact ;
  • une filière plantée ;
  • les regards, ventilations, pompes, canalisations et points de rejet associés.

Les installations soumises au contrôle SPANC

Type d'installation Description Contrôle SPANC
Fosse toutes eaux Collecte et prétraitement des eaux usées (eaux-vannes + eaux ménagères) Obligatoire
Micro-station d'épuration Traitement biologique compact agréé (SBR, boues activées, culture fixée) Obligatoire
Filtre compact agréé Traitement par matériau filtrant (zéolithe, coco, etc.) après prétraitement Obligatoire
Épandage souterrain Tranchées d'épandage dans le sol naturel Obligatoire
Filtre à sable vertical/horizontal Traitement par percolation dans du sable calibré Obligatoire
Fosse septique (avant 1992) Ancienne installation ne collectant que les eaux-vannes Obligatoire
Phyto-épuration / lagunage Traitement naturel par plantes ou bassins Obligatoire

Et si je suis raccordé au réseau public ?

Si votre habitation est raccordée au réseau public d’assainissement collectif, vous ne relevez pas du SPANC. Vous relevez en revanche du service public d’assainissement collectif de votre commune. Si un réseau passe devant chez vous mais que vous n’êtes pas raccordé, vous pouvez avoir l’obligation de vous raccorder dans un délai de 2 ans.

Cas particulier : Les habitations légères de loisirs, résidences secondaires, gîtes, camping, etc. sont soumis aux mêmes obligations ANC que les résidences principales dès lors qu’ils génèrent des eaux usées domestiques. Le SPANC peut les contrôler au même titre.

3. Les différents types de contrôle SPANC

Il existe trois grandes catégories de contrôle SPANC, selon que votre installation est neuve ou existante, et selon le contexte (vente immobilière, contrôle périodique, etc.).

1. Le contrôle de conception et d’implantation (installation neuve)

Avant le début des travaux

Vous soumettez votre projet d’installation ANC au SPANC, qui vérifie que la solution choisie est adaptée à votre terrain (nature du sol, surface disponible, distances réglementaires). C’est une étape obligatoire avant tout dépôt de permis de construire ou déclaration préalable. Le SPANC délivre un avis de conception favorable ou demande des modifications.

2. Le contrôle de bonne exécution (installation neuve)

Pendant ou juste après les travaux, avant remblaiement

L’agent du SPANC vient vérifier que les travaux réalisés sont conformes au projet validé (implantation, dimensions, matériaux). Ce contrôle doit impérativement avoir lieu avant que les tranchées soient remblayées. Une fois les tuyaux recouverts, il est impossible de vérifier la pose. Ne remblayez jamais sans accord du SPANC.

3. Le contrôle périodique de bon fonctionnement (installation existante)

Tous les 10 ans maximum (souvent plus fréquent selon le SPANC)

Le SPANC vérifie que votre installation existante fonctionne correctement : absence de débordement, vidanges réalisées, absence de nuisances olfactives ou sanitaires. Ce contrôle est financé par la redevance annuelle ou par visite. Il débouche sur un des trois avis réglementaires.

4. Le contrôle lors d’une vente immobilière

Obligatoire depuis 2011, dossier de diagnostic technique

Depuis la loi Grenelle II, le diagnostic ANC est obligatoire dans le Dossier de Diagnostic Technique (DDT) lors de toute vente d’un bien non raccordé au réseau public. Il doit dater de moins de 3 ans. C’est le SPANC (ou un opérateur mandaté) qui réalise ce diagnostic.

Synthèse des quatre types de contrôle

Contexte Moment du contrôle Ce qui est vérifié Document remis
Nouvelle installation
Conception
Avant tout commencement de travaux Adéquation du projet au terrain, distances réglementaires, filière choisie Avis de conception (favorable ou avec réserves)
Nouvelle installation
Exécution
Pendant ou après les travaux, avant remblaiement Conformité des travaux au projet validé : implantation, dimensions, matériaux Attestation de conformité d'exécution
Installation existante
Contrôle périodique
Tous les 10 ans maximumFréquence fixée par le règlement local Fonctionnement, entretien, absence de nuisance ou de risque sanitaire Rapport de visiteConforme / conforme avec réserves / non conforme
Vente immobilière Diagnostic de moins de 3 ans requisÀ la date du compromis de vente État général, fonctionnement, conformité, risques Diagnostic ANC intégré au Dossier de Diagnostic Technique (DDT)

Note : Les modalités précises (fréquence des contrôles périodiques, tarifs, documents requis) sont définies dans le règlement de service de votre SPANC. Source : arrêté du 7 septembre 2009 modifié, arrêté du 27 avril 2012, service-public.fr (F31685).

Source : arrêté du 7 septembre 2009 modifié, arrêté du 27 avril 2012, service-public.fr (F31685). Les modalités précises (fréquence des contrôles périodiques, tarifs, documents requis) sont définies dans le règlement de service de votre SPANC.

Schéma des principales filières d'assainissement non collectif contrôlées par le SPANC : fosse toutes eaux, micro-station, filtre compact

Que vérifie concrètement le SPANC pendant une visite ?

Pendant une visite, le technicien cherche à comprendre comment les eaux usées sont collectées, prétraitées, traitées puis évacuées. Il peut demander au propriétaire ou à l’occupant de montrer l’emplacement des regards, couvercles, ventilations, équipements électriques, drains, points de rejet ou zones d’infiltration.

L’objectif n’est pas seulement de voir si une cuve existe. Le contrôle porte aussi sur l’usage réel de l’installation : nombre d’occupants, résidence principale ou secondaire, historique des vidanges, entretien, pannes connues, odeurs, engorgements, écoulements anormaux ou absence d’accès à certains ouvrages.

Points techniques souvent vérifiés

  • présence et accessibilité des regards ;
  • ventilation primaire et secondaire ;
  • état visible de la fosse ou de la cuve ;
  • fonctionnement des équipements électromécaniques ;
  • traces de débordement ou stagnation ;
  • rejet, infiltration ou évacuation des eaux traitées.

Documents utiles

  • ancien rapport SPANC ;
  • plan de masse ou plan de filière ;
  • notice technique de l’installation ;
  • factures de vidange ;
  • contrat ou preuve d’entretien ;
  • documents liés à des travaux précédents.

Bon à savoir : Certains SPANC proposent désormais un diagnostic à distance via un formulaire de déclaration d’installation, notamment pour les contrôles périodiques de systèmes récents avec suivi. Renseignez-vous auprès de votre SPANC local.

4. Que se passe-t-il après un contrôle SPANC ?

Après la visite, le SPANC remet un rapport. Ce rapport précise les observations effectuées et indique si l’installation est considérée comme conforme, acceptable avec recommandations, ou non conforme. Le document peut aussi indiquer des travaux obligatoires, des améliorations à prévoir ou des informations à conserver pour les prochains contrôles.

Il est important de lire le rapport avec attention, car toutes les remarques n’ont pas la même portée. Un regard difficilement accessible, une ventilation absente, un défaut d’entretien, une installation sous-dimensionnée ou un rejet présentant un risque ne demandent pas la même réponse.

À ne pas confondre : une recommandation d’entretien n’a pas la même gravité qu’une non-conformité présentant un danger sanitaire ou un risque environnemental. Avant de lancer des travaux, identifiez précisément ce que le rapport demande.

Rapport conforme

Un rapport conforme signifie que l’installation contrôlée ne présente pas de défaut majeur au regard des critères vérifiés par le SPANC. Le système est considéré comme adapté, accessible, entretenu et en état de fonctionner correctement au moment du contrôle. 

Cela ne signifie pas que l’installation ne nécessitera jamais d’entretien. Une fosse, une micro-station ou un filtre compact doit rester accessible et faire l’objet d’un suivi régulier. Le propriétaire doit notamment conserver les justificatifs d’entretien, de vidange ou d’intervention, car ils peuvent être demandés lors d’un futur contrôle. 

Rapport conforme avec réserves ou observations

Dans certains cas, le rapport peut indiquer que l’installation ne présente pas de non-conformité majeure, mais que certains points doivent être améliorés ou surveillés. Il peut s’agir, par exemple, d’un accès difficile à certains ouvrages, d’un entretien insuffisamment documenté, d’un défaut mineur ou d’une recommandation technique.

Ces observations ne doivent pas être ignorées. Elles permettent souvent d’éviter une dégradation progressive de l’installation. Le propriétaire peut alors prévoir les corrections nécessaires avant que le problème ne devienne plus sérieux, notamment en cas de vente du logement ou de futur contrôle périodique.

Rapport non conforme

Un rapport non conforme signifie que le SPANC a identifié un ou plusieurs problèmes sur l’installation d’assainissement non collectif. Ces problèmes peuvent concerner la conception, l’implantation, le dimensionnement, l’état des ouvrages, le traitement des eaux usées ou le rejet des eaux traitées.

Une non-conformité ne signifie pas toujours que l’installation doit être remplacée entièrement. Dans certains cas, des travaux ciblés peuvent suffire. Dans d’autres situations, notamment lorsque l’installation est ancienne, absente, inaccessible ou source de pollution, une réhabilitation complète peut être nécessaire.

Pour approfondir ce point, consultez notre guide dédié au « Rapport SPANC non conforme : comprendre les observations et les démarches » afin de comprendre les observations du SPANC, les démarches à suivre et les délais possibles de mise en conformité.

Que faire en cas de non-conformité SPANC

En cas de non-conformité, la première étape consiste à lire attentivement le rapport remis par le SPANC. Le document précise généralement les défauts constatés, leur niveau de gravité et les actions attendues. Il est important de distinguer une simple recommandation d’un problème nécessitant des travaux obligatoires.

Le propriétaire doit ensuite vérifier si l’installation peut être corrigée, réparée ou si elle doit être remplacée par une nouvelle filière d’assainissement non collectif. Le choix dépend de plusieurs facteurs : la nature du sol, la surface disponible, la pente du terrain, la présence d’une nappe, les contraintes d’accès, le nombre d’équivalents-habitants et les exigences locales.

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Étape 1 : comprendre les défauts signalés. 

Le rapport du SPANC peut mentionner différents types de problèmes. Certains concernent l’entretien, comme une vidange non justifiée ou un ouvrage difficilement accessible. D’autres sont plus structurels, comme une absence de traitement, un rejet inadapté, une installation sous-dimensionnée ou un dispositif qui ne correspond plus aux besoins du logement.

Avant d’engager des travaux, il est donc essentiel de comprendre précisément ce qui est demandé. Si un point du rapport n’est pas clair, le propriétaire peut demander des précisions au SPANC ou à un professionnel de l’assainissement non collectif.

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Étape 2 : faire étudier les solutions possibles

Une installation non conforme ne se remplace pas au hasard. Le choix de la filière doit tenir compte du terrain et des contraintes réglementaires locales. Une étude de sol ou une étude de filière peut être nécessaire pour déterminer la solution la plus adaptée.

Parmi les solutions courantes, on retrouve la fosse toutes eaux avec traitement par le sol, la micro-station d’épuration et le filtre compact. Chaque filière répond à des contraintes différentes. Par exemple, un filtre compact peut être envisagé lorsque la surface disponible est limitée, tandis qu’une micro-station peut convenir à certains projets nécessitant une solution compacte avec traitement biologique.

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Étape 3 : faire valider le projet avant travaux

Avant de commencer les travaux, le projet doit généralement être soumis au SPANC dans le cadre d’un contrôle de conception. Cette étape permet de vérifier que la solution proposée est adaptée au logement, au terrain et aux règles applicables sur la commune.

Le propriétaire ne doit pas engager les travaux sans validation préalable lorsque celle-ci est requise. Un projet non validé peut entraîner des complications lors du contrôle de réalisation ou lors d’une future vente du bien.

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Étape 4 : réaliser les travaux et conserver les justificatifs

Une fois le projet validé, les travaux peuvent être réalisés par une entreprise compétente. Le SPANC peut ensuite contrôler la bonne exécution de l’installation avant remblaiement ou à une étape définie localement. Ce contrôle permet de vérifier que les travaux réalisés correspondent au projet validé.

Après les travaux, il est recommandé de conserver tous les documents liés à l’installation : étude de sol, avis du SPANC, devis, factures, notices techniques, garanties, justificatifs de vidange et contrats d’entretien. Ces documents facilitent les contrôles futurs et peuvent être utiles en cas de vente.

Le rôle du SPANC n’est pas uniquement de signaler les défauts. Il permet aussi d’encadrer les démarches afin que l’installation d’assainissement non collectif soit adaptée au logement, conforme aux exigences locales et capable de traiter correctement les eaux usées domestiques.

Pour approfondir ce point, consultez notre guide sur le rapport SPANC non conforme, afin de mieux comprendre les observations du service, les démarches à suivre et les délais possibles de mise en conformité.

5. Délais et obligations en cas de non-conformité

Les délais dépendent du contexte. Lorsque la non-conformité est constatée dans le cadre d’un contrôle périodique, le propriétaire peut être tenu de réaliser les travaux dans un délai défini par la réglementation et par les indications du SPANC.

En cas de vente immobilière, les délais peuvent être plus courts et les obligations doivent être clairement comprises avant la signature. Le rapport SPANC fait partie des informations transmises à l’acheteur lorsque le logement est équipé d’un assainissement non collectif. Si l’installation est non conforme lors de la vente, des travaux peuvent devoir être réalisés par l’acquéreur dans le délai prévu par la réglementation applicable.

Le rapport du SPANC reste donc le document de référence. Il indique les défauts constatés et permet de déterminer les démarches à prévoir. Lorsqu’une vente est envisagée, il est préférable d’anticiper la situation afin d’éviter un blocage, une renégociation ou une obligation de travaux mal préparée.

Les textes réglementaires nationaux fixent des plafonds de délai. Votre SPANC local peut imposer des délais plus courts, notamment si l’installation présente un risque sanitaire avéré ou une pollution manifeste. Le tableau ci-dessous récapitule les délais de référence : 

Situation Délai de mise en conformité Qui réalise les travaux Référence
Non-conformité sans risque immédiat
Contrôle périodique — installation existante
Jusqu'à 4 ans
À compter de la date du rapport SPANC. Le délai précis figure dans le rapport. Votre SPANC peut fixer un délai plus court.
Le propriétaire occupant ou vendeur Arrêté 27/04/2012 Légifrance ↗
Non-conformité avec risque sanitaire ou environnemental avéré
Ex. : pollution d'un cours d'eau, nappe phréatique, risque de santé publique
Délai réduit
Fixé par le maire ou l'autorité compétente. Peut être inférieur à 4 ans. Se référer au rapport SPANC et à la mairie.
Le propriétaire, sous surveillance de la commune Arrêté 27/04/2012 + CGCT Légifrance ↗
Non-conformité constatée lors du diagnostic vente
Diagnostic annexé au Dossier de Diagnostic Technique (DDT)
1 an
À compter de la signature de l'acte authentique. L'acheteur doit soumettre son projet de réhabilitation au SPANC avant de démarrer les travaux.
L'acheteur (sauf accord contraire entre les parties) service-public.fr Fiche F31685 ↗

Note : Les délais indiqués sont des plafonds réglementaires nationaux. Votre SPANC peut imposer des délais plus courts selon la nature du défaut constaté et le risque associé. Consultez votre règlement de service ou contactez directement votre SPANC pour connaître les conditions applicables à votre installation.

6. SPANC et vente immobilière

Lorsqu’une maison n’est pas raccordée au tout-à-l’égout, l’état de l’assainissement non collectif doit être connu dans le cadre de la vente. Le vendeur doit fournir un document permettant à l’acheteur de comprendre si l’installation fonctionne correctement, si elle est entretenue et si des travaux sont à prévoir.

Si le rapport est non conforme, cela ne signifie pas automatiquement que la vente est impossible. En revanche, l’information doit être claire. Le coût potentiel des travaux peut entrer dans la discussion entre vendeur et acheteur, et l’acheteur doit comprendre les obligations qui peuvent lui être transférées après la signature.

Les deux règles essentielles pour la vente

Deux obligations découlent directement de la réglementation nationale (source : service-public.fr, fiche F31685) :

  1. Le diagnostic ANC doit dater de moins de 3 ans à la date de signature du compromis de vente. Un rapport plus ancien n’est pas valable. Si vous ne disposez pas d’un   rapport valide, contactez votre SPANC pour organiser une visite avant la mise en vente.
  1. En cas de non-conformité constatée dans le diagnostic, l’acheteur dispose en principe d’1 an à compter de la signature de l’acte authentique pour réaliser les travaux. Il doit soumettre son projet de réhabilitation au SPANC avant de démarrer les travaux.

Si vous envisagez de vendre, anticipez. Un diagnostic ANC valide évite un blocage de dernière minute. Si l’installation est non conforme, vous pouvez soit réaliser les travaux avant la vente, soit en informer l’acheteur clairement — les deux options sont légales, mais la première simplifie la transaction et peut améliorer le prix.

Maison à vendre avec rapport de diagnostic assainissement non collectif et contrôle SPANC

7. Comment préparer la visite du SPANC

Une bonne préparation évite les contrôles incomplets. Le point le plus important est l’accessibilité : si le technicien ne peut pas voir les regards, couvercles, ventilations ou éléments essentiels, le rapport peut mentionner une impossibilité de contrôle ou un manque d’information.

Il est aussi utile de préparer les justificatifs. Une installation bien entretenue mais sans facture de vidange, sans notice ou sans plan peut être plus difficile à évaluer. Lorsque certains documents sont introuvables, indiquez-le simplement au technicien et rassemblez tout ce qui peut aider à comprendre l’historique de l’installation.

Élément à préparer Pourquoi c'est utile pour le technicien
Anciens rapports SPANC Permettent à l'agent de comparer l'état actuel avec les constats précédents et d'évaluer l'évolution de l'installation.
Factures de vidange Prouvent que les vidanges ont été effectuées par un prestataire agréé par le préfet. À conserver depuis la dernière vidange au minimum.
Contrats d'entretien ou d'intervention Attestent que l'installation fait l'objet d'un suivi régulier par un professionnel qualifié.
Plan de masse ou schéma de l'installation Aide l'agent à localiser rapidement les composants : fosse, regards, filière, point de rejet. Peut être celui remis à l'installation.
Notice ou documentation technique du dispositif Utile pour les installations récentes agréées (micro-station, filtre compact) : le technicien peut vérifier que le fonctionnement correspond aux prescriptions du fabricant.
Accès dégagé aux regards, couvercles, ventilations et point de rejet Si un composant est inaccessible, le technicien ne peut pas le contrôler. Le rapport peut alors mentionner une impossibilité partielle de contrôle.
Problèmes ou anomalies connus (odeurs, engorgements, alarmes) En signaler l'existence au technicien permet d'orienter le contrôle et peut éviter de passer à côté d'un défaut non visible à l'inspection.

Bon à savoir : Le SPANC doit vous prévenir au moins 7 jours ouvrés avant la visite (arrêté du 27 avril 2012). Vous pouvez reporter la date si nécessaire — consultez votre règlement de service SPANC pour connaître le délai maximal autorisé.

Documents à préparer avant une visite SPANC

8. Financement de l’assainissement non collectif

Les installations engendrent des frais qui ne sont pas anodins. Ainsi, les foyers qui se raccordent à l’assainissement non collectif doivent participer aux frais en payant une taxe ou redevance. C’est le propriétaire qui fait le paiement lorsque l’intervention de l’agent du service public concerne la vérification de la conception et la réalisation du système d’assainissement.

Néanmoins, il appartient à celui qui détient le titre de l’abonnement d’eau de payer la redevance lorsque l’intervention du SPANC concerne un diagnostic sur le fonctionnement et l’entretien de l’installation.

La totalité des redevances d’assainissement non collectif est destinée à financer le SPANC.

Le montant de la redevance revient à la totalité de l’exploitation. Ainsi, lorsqu’ un entretien est prévu et effectif, le coût prend en compte l’entretien des installations qui concernent le foyer. Ainsi, en l’absence de vidange par exemple, le foyer ne doit rien au SPANC, mais paie directement l’entreprise qui prend en charge l’entretien.

9. Micro-station, filtre compact ou fosse toutes eaux : quel lien avec le SPANC ?

Le SPANC ne doit pas être présenté comme un organisme qui “agrée” les produits Tricel. En revanche, il contrôle les projets et les installations. Lorsqu’un propriétaire doit remplacer une ancienne installation, le choix de la filière doit donc être cohérent avec les contraintes du terrain, le nombre d’équivalents-habitants, l’usage du logement, les règles locales et le résultat de l’étude de filière.

Une micro-station peut convenir à certains projets lorsque le traitement biologique compact est adapté aux conditions d’usage. Un filtre compact peut être pertinent lorsque la parcelle présente certaines contraintes d’implantation ou lorsque le propriétaire recherche une filière compacte avec un mode de fonctionnement différent. Une fosse toutes eaux avec traitement par le sol peut rester pertinente lorsque le terrain est adapté.

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Pour aller plus loin

Explorer nos guides SPANC

Chaque guide ci-dessous approfondit un aspect spécifique du contrôle SPANC.

Guide pratique

 Recevoir un avis de contrôle SPANC →

Guide réglementaire

 Rapport SPANC non conforme →

Guide technique

SPANC et remplacement ANC →

Article / page institutionnelle

 Service public assainissement non collectif →

Article définitionnel

Qu’est-ce que le SPANC ? →

Guide réglementaire

Contrôle SPANC et vente immobilière →

Guide réglementaire

 Délais de mise en conformité SPANC →

Article informatif / comparatif

 Coût d’un contrôle SPANC ? →

Guide pratique / juridique

Refus SPANC — recours →

Références réglementaires : 

Vous devez remplacer ou mettre en conformité votre installation ANC ?

Tricel propose des solutions pour l’assainissement non collectif, dont la micro-station Tricel Novo et le filtre compact Tricel Filtro. Le choix de la filière doit être étudié selon votre terrain, votre logement et les exigences du SPANC local. Nos équipes peuvent vous accompagner dans l’étude de votre projet et vous orienter vers une solution adaptée.

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Filtre compact pour l’assainissement non collectif, utilisant un média filtrant en fibre de coco, à étudier selon les contraintes du terrain et les résultats de l’étude de sol.

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Questions fréquentes

Questions fréquentes sur le SPANC

Non, le contrôle est obligatoire (CGCT, art. L. 2224-8). En cas de refus d’accès répété, la commune peut procéder à une exécution d’office aux frais du propriétaire et appliquer des pénalités.

Non. La loi vous oblige à autoriser la visite d’un agent du SPANC. Refuser l’accès constitue un obstacle au droit de contrôle de l’agent et expose le propriétaire à des conséquences pratiques et réglementaires :

— Il devient impossible d’obtenir un diagnostic valide pour une vente.

 

— Le SPANC peut inscrire une mention de refus de visite dans le rapport, ce qui peut bloquer ou compliquer une transaction immobilière.

 

— Des pénalités financières peuvent être appliquées — le montant est précisé dans le règlement de service de votre SPANC.

 

En pratique, l’agent ne peut pas entrer de force ni dresser de procès-verbal d’infraction pénale. Mais le refus de visite a des conséquences concrètes. Toute visite est précédée d’un avis préalable (délai minimum de 7 jours ouvrés) — vous pouvez reporter la date dans les délais prévus par votre règlement de service. »

Le tarif est fixé librement par chaque commune. En pratique, il varie de 80 € à 200 € environ pour un contrôle périodique. Certaines collectivités facturent également le contrôle de conception et de réalisation séparément.

Vous pouvez demander une révision motivée par écrit auprès du service. En cas de désaccord persistant, un recours gracieux auprès du président de l’EPCI ou un recours contentieux devant le tribunal administratif est possible.

Oui. Les installations d’assainissement non collectif sont soumises au contrôle du SPANC. Le contrôle permet de vérifier l’état, l’entretien, l’accessibilité et les risques éventuels liés à l’installation.

La fréquence dépend du règlement du SPANC. La réglementation prévoit une fréquence maximale, mais certains services peuvent organiser des contrôles plus fréquents selon le type d’installation, l’entretien requis ou les observations du précédent contrôle.

Une vente peut rester possible, mais l’acheteur doit être informé de l’état de l’installation. Si des travaux sont requis et non réalisés avant la vente, des obligations peuvent s’appliquer après la signature.

Non. Le SPANC contrôle la conformité du projet ou de l’installation. Le choix entre micro-station, filtre compact ou autre filière dépend du terrain, du logement, de l’étude technique et des règles applicables localement.

Oui. Si vous estimez que les conclusions du rapport sont inexactes ou que le contrôle a été réalisé dans des conditions insuffisantes, vous pouvez formuler une contestation écrite auprès du SPANC. Le règlement de service doit prévoir une procédure de réclamation ou de demande d’explications. Conservez une trace écrite de tous les échanges. Si le désaccord persiste, un recours gracieux auprès du président de l’EPCI ou un recours contentieux devant le tribunal administratif est possible. En cas de doute sur vos droits, rapprochez-vous d’une association de défense des consommateurs ou d’un conseil juridique.

Le propriétaire doit contacter le SPANC de sa commune ou de son intercommunalité. Le nom du service figure souvent sur le site de la mairie, de la communauté de communes ou sur les anciens rapports d’assainissement.

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